
La skippeuse va bien et est en route vers les Açores.
Alors que Sasha Lanièce, sur le Class40 ALDERAN, évoluait au Nord des Açores, son bateau a démâté. Elle a prévenu la direction de course à 7h05, TU, ce vendredi. En 15e position, elle évoluait alors dans un régime de vent fort (entre 35 et 40 nœuds) et une mer formée (5 mètres) amenée par une dépression qui balaie actuellement la flotte des Class40.
La navigatrice va bien, elle est en route vers les Açores.
Nous sommes en veille pour l'assister et la suivre en direct. Nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.


Tom Laperche (ULTIM SVR Lazartigue) - Crédit : Gauthier Lebec

Le point sur la course
Tom Laperche (SVR-Lazartigue), compte 460 milles d’avance sur ses rivaux. Il lui reste moins de 600 milles à parcourir même s’il devrait faire face à des vents plus faibles. Il est attendu demain en fin de journée à Pointe-à-Pitre.
Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) a réussi le tour de force de prendre la 2e place chez les Ultim, juste devant Louis Burton (Ultim Armand Thiery)
Basile Bourgnon (Edenred, Ocean Fifty), Corentin Horeau (MACSF, IMOCA) et Damien Seguin (Arkéa Handicap International) dominent dans leurs catégories
Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), un temps 7e chez les IMOCA, pointe désormais à moins de 30 milles de la 2e place occupée par Boris Herrmann (Malizia 4)
Chez les Vintage Mono, moins de vingt milles séparent les trois premiers, Sidney Gavignet (Le Cigare rouge), Kieran Le Borgne (Armor Lux - Le Finistère Assurance) et Tanguy Caradec (Eurvad)
Le point sur les avaries
Abandon de Ambrogio Beccaria. Hier soir, alors qu’il naviguait dans une mer formée et occupait la 5e place au classement IMOCA, le skipper d’Allagrande Mapei a lourdement chuté dans son cockpit. Souffrant de fortes douleurs au dos, l’Italien a échangé avec les médecins de la course avant de prendre la difficile décision de mettre un terme à sa Route du Rhum-Destination Guadeloupe.
Abandon de Erwan Le Draoulec. Suite à la luxation de son épaule hier et même si le skipper de Lazare x Hellio avait réussi à la remettre en place, il a décidé d’arrêter la course pour préserver sa santé et faire face aux conditions météo exigeantes qui attendait le marin jusqu’aux Antilles.
Abandon de Vincent Riou. Après une avarie sur son Class40 Pierreval - Fondation GoodPlanet, le skipper a rejoint La Corogne, en Espagne, pour effectuer les réparations nécessaires. Malgré la remise en état de son bateau, les conditions météorologiques annoncées sur l’Atlantique présentent trop de risques pour poursuivre la traversée vers la Guadeloupe.
Abandon de Sasha Lanièce. Ce matin, la skippeuse du Class40 Alderan a démâté au nord des Açores. En 15e position, elle évoluait alors dans un régime de vent fort (entre 35 et 40 nœuds) et une mer formée (5 mètres). La navigatrice va bien, elle est en route vers les Açores.
Abandon de Violette Dorange. Après quatre jours de travaux et d’expertise menés à Lorient, Violette Dorange (Initiatives Coeur, IMOCA) a décidé d’abandonner. Suite à un choc avec Romain Pillard (Use it again, Vintage Multi) au départ, son monocoque était notamment endommagé au niveau du fond de coque.
Christophe Bogrand (Des enfants et des arbres, Vintage Multi) se déroute vers les Açores suite à un chariot de grand-voile arraché sur son Vintage Multi Des Enfants et des Arbres.


Au coeur des vacations : IMOCA, des batailles passionnantes
Certes, Corentin Horeau (IMOCA) s’est envolé en tête de la flotte IMOCA. « Il a été super bon ! Il fallait prendre le risque et il l’a fait, ça a vraiment de la gueule », s’enthousiasme Davy Beaudart (Bureau Vallée). Si Corentin a creusé un écart conséquent (260 milles), les confrontations au sein de la flotte sont nombreuses. Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) a ainsi repris du terrain sur Boris Herrmann (Malizia 4) et fera tout pour reprendre la 2e place. Derrière, le top 10 est particulièrement disputé, comme en témoigne le duel entre Maxime Sorel (Vaincre la Mucoviscidose, 6e) et Davy Beaudart (7e). Par ailleurs, six bateaux à dérive se tiennent en moins de 150 milles. « Notre groupe est assez compact, c’est intéressant à suivre », souligne Nico d’Estais (Café Joyeux), 9e et leader chez les bateaux à dérive. « Il y a une vraie compétition entre nous et une incroyable intensité », souligne Sébastien Marsset (Foussier). Et tous l’assurent : c’est encore loin d’être fini.
Paroles de skippers
Tom Laperche : "La fin de course va être assez particulière. C’est hyper rare qu’il n’y ait pas du tout d’alizés dans cette région. On devrait finir avec du sud-ouest, donc au près, dans des conditions instables, avec probablement des virements de bord à faire. Je crois que Franck Cammas avait connu quelque chose de similaire en 2010, lorsqu’il avait gagné avec Groupama 3. Ce n’est pas commun, mais ça arrive ! On risque aussi de ne pas aller très vite vers la Guadeloupe. Pour l’instant, je suis un peu tendu parce que je n’ai pas envie de laisser trop de plumes dans cette transition. Physiquement, ça va, même si on a fait quelques jours bien intenses et que ça laisse des traces. Il faut rester vigilant en permanence et réussir à se reposer un peu pour garder les idées claires "
Mathieu Claveau (Inhérent - Phare 40, Class40) : “ Cette nuit était particulièrement active avec le chevauchement de la dépression par son Nord. La chevauchée du Dragon ! Malheureusement ce dragon a décidé de se mettre bien plus au nord que prévu initialement, résultat : je n'ai toujours pas fait du Sud. Pour un Méditerranéen attaché au soleil du sud, c'est assez paradoxal ! Hier, j'ai fait le choix de mettre la course un peu entre parenthèses pour me concentrer au passage le plus safe de cette dépression. Les routages voulaient que je vise le centre mais la sortie pouvait s'avérer scabreuse avec des rafales à plus de 50 nds de vent et des vagues de 7 mètres. Le défi n'est pas simple : ne pas aller trop vite pour que le gros de la dépression s'évacue en partie vers le sud, mais aller suffisamment vite pour que les vents forts d'Est ne me rattrapent pas.
Sinon, demain avec un peu de chance je devrais voir le soleil par endroit. Par contre, il devrait faire super froid ! Vivement que je puisse faire un peu de sud. La suite s'annonce bien complexe également. ”
Robin Follin (Solano, Class40) : “Depuis le début de la course, je suis très calme. Ce que j’aime, c’est que, sur une transat, il y a de vrais choix stratégiques à faire. Ce n’est pas comme les courses plus courtes de la saison, où ça ressemble davantage à des chevaux de bois. Là, on peut vraiment réfléchir à sa trajectoire, et ça m’amuse bien. Je ne sais pas si mon positionnement va continuer à payer, mais je pense que notre petit groupe intermédiaire devrait plutôt bien s’en sortir. Je ne sais pas exactement ce qui se passe plus au nord. On fait notre chemin. »